Les abeilles et l apiculture

Pourquoi et comment peindre les ruches

Si vous ne disposez pas d’un rucher couvert, ce qui est assez rare, vos ruches seront exposées en permanence aux aléas météorologiques. Et le bois risque de se dégrader. Une façon d’éviter la dégradation prématurée c’est de peindre les ruches.

Mais avant de peindre les ruches choisissez d’abord une ruche réalisée bois dur, si possible.

Le chêne, le châtaignier, le cèdre, le mélèze ou le pin Douglas seront bien sûr plus résistants que le sapin. Un bois dur non traité va griser mais rester aussi solide, contrairement aux bois tendres.

Si vos abeilles peuvent résister au froid, l’humidité les fragilise beaucoup plus ! C’est pourquoi il est impératif de protéger le bois des ruches face aux usures du temps et des intempéries.

Si vous voulez protéger vos ruches avec une peinture, le choix se portera bien évidemment sur des peintures saines, car les abeilles sont sensibles. Si vous peignez votre ruche avec la première peinture trouvée en supermarché, il y a fort à parier, que ce sera contre-productif…

Parmi les peintures écolos pour protéger votre ruche, il y a la peinture suédoise.

La peinture suédoise est l’une des peintures les plus utilisées en Scandinavie pour les boiseries extérieures.

En Suède, elle recouvre les volets et portes des maisons traditionnelles, ainsi que les bancs, cabanes, etc. Elle s’applique sur le bois brut, neuf ou ancien.

C’est une peinture fabriquée à base de farine de blé ou de seigle. Elle est naturelle, économique. En seulement deux couches, elle protège le bois pour 5 ans.

Fabriquez vous-même de la peinture suédoise

La peinture suédoise est à la fois facile à fabriquer et facile à appliquer.

Recette de la peinture suédoise

Pour fabriquer 5 kg de peinture ayant un rendement de 15 min 2 s environ sur support standard :

Dans la recette présentée ici, il est important de considérer l’utilisation de sulfate de fer qui requiert des précautions lors de sa manipulation et son stockage.

Quelques tips en plus par ici :

Autre alternative à la peinture

L’une des techniques parmi les plus naturelles consiste à brûler le bois !

Eh oui !! La technique du bois brûlé permet entre autres de le rendre imputrescible, résistant aux insectes xylophages, aux champignons lignivores, mais également plus résistant aux incendies et aux UVs, grâce à une couche de carbone protectrice se formant à la surface du bois. Ainsi traité, le bois bénéficie d’une excellente durabilité avec un minimum d’entretien.

Cela permet de protéger le bois des intempéries, des UV, des moisissures et des insectes et ironiquement des incendies.

Depuis « la nuit des temps », l’homme utilise le bois superficiellement brûlé pour en renforcer sa dureté tout comme sa conservation (bardage des maisons). La fine couche de carbone formée le protège efficacement. Le « noircissage » de la pointe des piquets de clôture se pratique toujours dans nos campagnes.

Nos collègues japonais utilisent depuis longtemps cette méthode de protection du bois (shou sugi ban, ou yakisugi).

Après avoir éteint le feu avec l’eau (si besoin), on brosse et on laisse sécher avant d’appliquer de l’huile de lin.

Astuce

Pour les ruches brûlées, il est conseillé de fixer deux poignées métalliques sur le corps de ruche pour ne pas se noircir les mains pendant les manipulations.

Le fait que le bois de la ruche noircisse peut générer une augmentation non négligeable de la température en été. Attention donc si vos ruches se situent dans un secteur où les canicules estivales sont légion. Dans ce cas, préférez les placer légèrement à l’ombre.

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